Définition

Le coût d’une naissance fait référence à l’ensemble des dépenses associées à l’arrivée d’un enfant. la Belgique dispose d’un système de soins de santé universel qui les couvre en grande partie. Cependant, il peut y avoir des frais supplémentaires en fonction de choix individuels (ex. : vêtements et ameublements neufs ou de seconde main ?) ou, de la situation financière de la famille, de la présence ou non d’une assurance maladie, de traitements médicaux, des choix de services spécifiques (chambre individuelle, clinique privée), de coûts indirects associés à la préparation de l’arrivée d’un bébé, etc.

BRIBES DE Récits

« Lorsque j’étais enceinte de mon premier enfant, j’ai voulu prendre une assurance hospitalisation pour mon accouchement. J’ai appris qu’il y avait un stage d’attente de six mois avant de pouvoir en bénéficier. Je me suis donc retrouvée à payer plusieurs milliers d’euros alors que je ne l’avais pas anticipé ».

« Après la naissance de mon premier enfant, j’ai commencé à avoir des problèmes d’incontinence urinaire lorsque je toussais, lorsque j’éternuais. Au début, j’ai minimisé le problème, pensant que cela passerait avec le temps, mais, malheureusement, ce ne fût pas le cas. Il y avait le coût des protections contre l’incontinence, celui des consultations de spécialistes, les rééducations, etc. Ces dépenses sont devenues constantes, et elles s’ajoutaient à notre budget familial. Ce fut une épreuve embarrassante et financièrement éprouvante. »

UN PEU DE RECUL

À travers la question de la naissance, on peut identifier à quel point les systèmes de santé, les politiques sociales et les structures de pouvoir ont créé un marché de consommation sur cette question. Il touche les femmes et leur famille et ce avant, pendant et après la grossesse.

Il peut y avoir de nombreux coûts directs (frais médicaux, hospitalisation, assurance santé…), mais aussi indirects (la perte de revenus pour les femmes qui prennent un congé de maternité, les frais de déménagement dans une maison plus grande, les dépenses pour l’éducation parentale, la nourriture supplémentaire, la garde des enfants…).

De plus, les femmes enceintes subissent souvent des pressions sociales et économiques pour satisfaire les normes de la société en matière de maternité. Cela peut les forcer à supporter des coûts supplémentaires pour des soins prénataux (yoga pour femme enceinte, cours de préparation à l’accouchement, massages prénataux…). Il est également attendu qu’elles soient belles et rayonnantes (nouvelle garde-robe qui met en avant le ventre rond et sans vergetures). La grossesse est censée être un moment de bonheur absolu pour la femme. Il n’y a pas de place pour les difficultés que ça entraîne au niveau du changement du corps, de l’alimentation, de la surveillance de la prise de poids… On ne parle pas de la nécessité d’un certain nombre de femmes de se faire accompagner psychologiquement pour traverser cette étape de vie et qui a aussi un coût indirect.

Une fois que l’étape de la grossesse est passée, c’est le même schéma qui s’opère. Il est attendu des femmes qu’elles récupèrent leur silhouette rapidement (régimes, sport, diététicien…). Qu’elles soient heureuses, rayonnantes et enthousiastes face à la maternité. Qu’elles reprennent le travail rapidement. On sait que le coût d’une crèche peut empêcher une femme de reprendre un emploi au bénéfice de garder son enfant seule. Dans le cadre des familles monoparentales, il est fréquent qu’une femme se trouve dans l’impossibilité de reprendre un emploi pour un conflit horaire avec leur emploi.

Des pistes pour agir

Diminuer les coûts liés à une grossesse peut être important pour de nombreuses personnes, surtout si elles font face à des contraintes budgétaires. Voici quelques idées pour réduire les coûts associés à une grossesse :

Posséder une assurance santé appropriée: comparer les polices d’assurance pour trouver la plus abordable et adaptée aux besoins spécifiques de la femme, de la famille.

Effectuer un suivi prénatal régulier: réduire les coûts à long terme en surveillant la grossesse afin d’identifier les problèmes de santé de manière précoce.

Planifier : créer un budget pour anticiper les dépenses liées à la grossesse et à l’arrivée du bébé.

Réutiliser : favoriser la seconde main (les sites web de vente d’occasion, les friperies pour enfants et les groupes de parents sur les réseaux sociaux sont de bonnes sources), partager ou échanger des articles avec d’autres parents/amis/membres de la famille, opter pour des vêtements que l’on possède déjà et qui s’adaptent à la taille du ventre, demander du matériel de puériculture à des organismes locaux d’aide sociale.

Éviter la surconsommation: réfléchir à ce dont on a réellement besoin tant au niveau matériel que médical afin de ne pas acheter des articles inutiles ou cumulés des examens médicaux parfois inutiles.

Préparer l’accouchement: rechercher des cours gratuits ou à faible coût via les mutuelles, les hôpitaux, les vidéos gratuites sur YouTube. À noter que certaines ASBL offrent un soutien médical et émotionnel aux femmes via des programmes de maternité à faible coût.

Quelques autres alternatives économiques : utilisation de couches lavables, allaitement, réalisation de DIY (produits de soin pour bébé, vêtements, jeux…), repas faits maison, achats en gros, etc.

Un peu d’inspiration…